• "Nulle absence ne me touche davantage que la mer lointaine, et la Seine hospitalière n'y peut rien. Seul le désert adoucie ce sentiment, y substituant un autre flot, une autre immensité, un autre refrain."

     Dominique de Villepin

     


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  • A tous mes loupés, mes ratés, mes vrais soleils
    Tous les chemins qui me sont passés à côté
    A tous mes bateaux manqués, mes mauvais sommeils
    A tous ceux que je n'ai pas été

    Aux malentendus, aux mensonges, à nos silences
    A tous ces moments que j'avais cru partager
    Aux phrases qu'on dit trop vite et sans qu'on les pense
    A celles que je n'ai pas osées
    A nos actes manqués

    Aux années perdues à tenter de ressembler
    A tous les murs que je n'aurai pas su briser
    A tout c'que j'ai pas vu, tout près, juste à côté
    Tout c'que j'aurai mieux fait d'ignorer

    Au monde, à ses douleurs qui ne me touchent plus
    Aux notes, aux solos que je n'ai pas inventés
    Tous ces mots que d'autres ont fait rimer qui me tuent
    Comme autant d'enfants jamais portés
    A nos actes manqués

    Aux amours échouées de s'être trop aimé
    Visages et dentelles croisés juste frôlés
    Aux trahisons que je n'ai pas vraiment regrettées
    Aux vivants qu'il aurait fallu tuer

    A tout ce qui nous arrive enfin, mais trop tard
    A tous les masques qu'il aura fallu porter
    A nos faiblesses, à nos oublis, nos désespoirs
    Aux peurs impossibles à échanger
    A nos actes manqués


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  • Je suis seul, dans une pièce si sombre que je n'en vois plus ni mur ni espace.

    Immensité du vide autour de moi.

    J'ai froid, pourquoi fait il si sombre autour de moi ?

    Etrange il semble qu'il manque quelque chose à cet endroit, je cherche au fond de cet espace,

    Une étrange peur s'empare de moi, je n'en cherche que de plus en plus.


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  • "Quand le corps se défait, l'essentiel se montre. L'homme n'est qu'un nœud de relations. Les relations comptent seules pour l'homme."
                                                                Saint-Exupéry pilote de guerre        

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  • Premier pas sur terre, l'enfant viens de naitre, 

    mais, bientôt il devra grandir, bientôt il devra souffrir,

     il devra mentir jusqu'à sa propre, mère pour s'en sortir.

     Pour l'instant il respire, mais bientôt  il ne pourra plus souffler, n'aura même plus de temps de se poser.

    On lui apprendra à regarder les étoiles pour mieux les voir disparaitre derrière des nuages orangés.

     On lui dira de regarder la nature, pour la voir lentement s'effacer sous le béton.

    A apprécier la terre pour mieux la pleurer.

    Enfin on lui apprendra à respecter ses ainés pour mieux les voir s'effondrer,

     à aimer sa femme pour mieux la voir le tromper.

     Il respectera ses amis et les verra rire de lui.

     Enfin il aimera sa vie... et la regardera avec mépris une fois celle-ci écoulé.

    Nous vivons en permanence dans le regret, dans des rêves qui ne seront jamais assouvit.

     Si seulement on lui avait dit a cet enfant qui viens de naitre quelle aurait été sa vie, pleine de désillusions, serait il sortie ?

     Aurait-il accepté cette vie ?

     N'y a-t-il point rupture de contrat ? Ne lui avait-on point promis le bonheur ?

     De quel droit doit-on l'obliger à vivre ? Sous quel motif ? Pour quelle sombre raison ?


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