• Quelle est cette envie qui me pousse à nouveau vers toi?

    Quelle est cette force qui m'invite à ta table?

     

    Dans l'obscurité de cette église, je retrouve ce qui me semblais à jamais perdu,

    le calme, la sérénité, un chemin?

     

     

    cette photo est une propriété de: Mrs Arnaud Perrin


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  • Et puis cette ombre au fond de l'ombre
    Et puis ces deux mains qui se nouent
    Ces gestes faits et refaits sans en voir le bout
    Et puis cette ombre encore debout

    Le cri d'une sirène
    Quand le jour a déteint
    Parenthèse de peine
    L'oubli jusqu'à demain

    Longues secondes inertes
    Le corps à l'abandon
    Gestes lents, cigarettes
    Puis s'essuyer le front

    Vague regard au ciel
    Pour l'heure ou pour le temps
    Trop de pluie, de soleil
    C'est tout c'qu'il en attend

    Déjà loin de ses haines
    Aussi loin qu'il le peut
    Où ses rêves l'entraînent
    Quand il ferme les yeux

    Et puis cet otage sans cage
    Et puis tous ces hommes en essaim
    Son grave visage, maquillage, sans âge
    Et puis ces billets dans ta main

    Tu peux prendre ses lèvres
    Tu peux goûter sa peau
    Décider de ses gestes
    Même dicter ses mots

    Soumettre à tes plaisirs
    Tant que le compte est bon
    Arracher des sourires
    Même changer son nom

    Maître d'une apparence
    Possédant de si peu
    D'un vide, d'une absence
    Dès qu'elle ferme les yeux

    Quand la peine est trop lourde
    Quand le monde est trop laid
    Quand la chance est trop sourde
    La vérité trop vraie

    Comme au dernier voyage
    Pour y voir enfin mieux
    Enfin d'autres images
    Quand on ferme nos yeux

     

    Goldman


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  • LE POËME DE LA FEMME
    MARBRE DE PAROS


    Un jour, au doux rêveur qui l'aime,
    En train de montrer ses trésors,
    Elle voulut lire un poëme,
    Le poëme de son beau corps.

    D'abord, superbe et triomphante
    Elle vint en grand apparat,
    Traînant avec des airs d'infante
    Un flot de velours nacarat:

    Telle qu'au rebord de sa loge
    Elle brille aux Italiens,
    Ecoutant passer son éloge
    Dans les chants des musiciens.

    Ensuite, en sa verve d'artiste,
    Laissant tomber l'épais velours,
    Dans un nuage de batiste
    Elle ébaucha ses fiers contours.

    Glissant de l'épaule à la hanche,
    La chemise aux plis nonchalants,
    Comme une tourterelle blanche
    Vint s'abattre sur ses pieds blancs.

    Pour Apelle ou pour Cléomène,
    Elle semblait, marbre de chair,
    En Vénus Anadyomène
    Poser nue au bord de la mer.

    De grosses perles de Venise
    Roulaient au lieu de gouttes d'eau,
    Grains laiteux qu'un rayon irise,
    Sur le frais satin de sa peau.

    Oh! quelles ravissantes choses,
    Dans sa divine nudité,
    Avec les strophes de ses poses,
    Chantait cet hymne de beauté!

    Comme les flots baisant le sable
    Sous la lune aux tremblants rayons,
    Sa grâce était intarissable
    En molles ondulations.

    Mais bientôt, lasse d'art antique,
    De Phidias et de Vénus,
    Dans une autre stance plastique
    Elle groupe ses charmes nus.

    Sur un tapis de Cachemire,
    C'est la sultane du sérail,
    Riant au miroir qui l'admire
    Avec un rire de corail;

    La Géorgienne indolente,
    Avec son souple narguilhé,
    Etalant sa hanche opulente,
    Un pied sous l'autre replié.

    Et comme l'odalisque d'Ingres,
    De ses reins cambrant les rondeurs
    En dépit des vertus malingres,
    En dépit des maigres pudeurs!

    Paresseuse odalisque, arrière!
    Voici le tableau dans son jour,
    Le diamant dans sa lumière ;
    Voici la beauté dans l'amour!

    Sa tête penche et se renverse
    Haletante, dressant les seins,
    Aux bras du rêve qui la berce,
    Elle tombe sur ses coussins.

    Ses paupières battent des ailes
    Sur leurs globes d'argent bruni,
    Et l'on voit monter ses prunelles
    Dans la nacre de l'infini.

    D'un linceul de point d'Angleterre
    Que l'on recouvre sa beauté :
    L'extase l'a prise à la terre;
    Elle est morte de volupté !

    Que les violettes de Parme,
    Au lieu des tristes fleurs des morts
    Où chaque perle est une larme,
    Pleurent en bouquets sur son corps!

    Et que mollement on la pose
    Sur son lit, tombeau blanc et doux,
    Où le poète, à la nuit close,
    Ira prier à deux genoux.

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    L'aventure, le voyage, abandon à la curiosité d'un être qui rêve de se soustraire de ce monde si clos, où aucuns espaces n'est encore assez vaste pour contenir nos rêves,

    Rêves d'espaces sans clôtures, de terres vierges de toutes présences humaines où seule ma main réveillerait ces trésors endormis que la nature réserve parfois à ceux qui savent.

    Terre sauvage à jamais perdu, que je vous regrette vous que je n'ai jamais connu.

    Où dépasserais je mes limites désormais. Il n'y a plus rien à découvrir, plus d'exploit à dépasser plus d'îles auxquelles donner de nom, où sont passé ces sources inconnues, ces mer mystérieuse et foret emplit de danger mortel et d'animaux étrange.

    Alors c'est en rêves que je traverse ces terra incognita. Avec comme seules consolations ces voyages passé et venir qui continueront à m'émerveiller et regretter ces époque que je n'ai pas vécu et qui me hante à jamais.


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    "One more night, one more night
    I've been trying so long to let you know
    Let you know how I feel
    And if I stumble if I fall, just help me back
    So I can make you see

    Please give me one more night, give me one more night
    One more night cos I can't wait forever
    Give me just one more night, oh just one more night
    One more night cos I can't wait forever

    I've been sitting here so long
    Wasting time, just staring at the phone
    And I was wondering should I call you
    Then I thought maybe you're not alone

    Please give me one more night, give me just one more night
    One more night, cos I can't wait forever
    Please give me one more night, ooh just one more night
    One more night, cos I can't wait forever
    Give me one more night, give me just one more night
    One more night, cos I can't wait forever

    Like a river to the sea
    I will always be with you
    And if you sail away
    I will follow you

    Give me one more night, give me just one more night
    One more night, cos I can't wait forever
    I know there'll never be a time you'll ever feel the same
    And I know it's only words
    But if you change your mind you know that I'll be here
    And maybe we both can learn

    Give me just one more night, give me just one more night
    One more night, cos I can't wait forever
    Give me just one more night, give me just one more night
    One more night, cos I can't wait forever"

     

    phil collins.


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